Programmes

En miroir

 

Suites françaises

Bach

4ème Suite française

Ravel

Le Tombeau de Couperin

Suite romantique

Chopin

Nocturne op.55 n°2 en mi bémol

Impromptu n°3 op.51 en sol bémol majeur

Nocturne op.48 en do mineur

Impromptu  n°2 op.36 en fa dièse majeur

4ème Ballade op.52 en fa mineur

Nocturne op.posthume en mi mineur

 

Chorals – Evocations

 

Musique des accords

Bach-Busoni

Choral « Ich ruf zu dir, mein Herr ! »

Fauré

Premier nocturne

Franck

Prélude, choral et fugue

Musique des traits

Granados

3 Danzas espanolas (Oriental, Andaluza, Asturiana)

El amor y la muerte – Balada ( Goyescas)

Ravel

Jeux d’eau

Verdi-Liszt

Don Carlos – Chœur de fête et marche funèbre

Récital Beethoven

 

Beethoven, le classique

Sonate n°16 op. 31 n°1

Sonate n°17 op. 31 n°2 « La Tempête »

La trilogie romantique

Sonate n°26 op.81a « Les Adieux »

Sonate n°27 op. 90

Sonate n°28 op.101

Composer un programme, c’est se construire une identité d’interprète

 

Au-delà de l’opportunité qu’ils représentent de rencontrer un public, les récitals offrent la possibilité de faire le point sur sa propre construction artistique. Ils sont autant d’étapes qui jalonnent notre quête infinie d’identité de pianiste face à un répertoire immense. C’est ainsi qu’en parle le grand pianiste Alfred Brendel dans son livre Musique côté cour, côté jardin :

 

« La littérature pianistique – même en ne tenant compte que des œuvres les plus éminentes – est trop vaste et trop grandiose pour qu’un seul pianiste puisse prétendre à la « dominer » complètement. Une planification judicieuse – et à longue vue – du répertoire à choisir est donc d’une importance capitale. »

 

Pour chaque concert, il est donc très important de prendre le temps de réflexion, de faire le point sur son évolution, ses envies, ses goûts, ses compétences. Je tente alors de répondre à ces quelques questions :
–  Les organisateurs ont-ils des envies particulières ?
– Qu’ai-je envie de jouer ?  Si jouer ne rime pas avec plaisir, comment communiquer une émotion ?
– Comment puis-je équilibrer le programme ?  Il faut s’appliquer à varier les durées, les couleurs et l’intensité des émotions, les styles, les formes…

 

Il est passionnant de partir à la conquête de son identité de musicien-interprète et de parvenir au bon choix de répertoire.  Alfred Brendel se demande encore quel genre de programme lui permettra d’être au clair avec lui-même. C’est la base d’une relation à la musique harmonieuse, saine et juste.  Lorsque je compose un programme, j’essaie de me tenir au plus près de ce que je ressens et de ce qu’il m’est possible d’analyser pour servir la musique et le public.

 

« L’établissement d’un programme – même axé sur une idée conductrice – est toujours un acte funambulesque où l’instinct et l’expérience doivent se conjuguer pour trouver l’équilibre. Plus d’une fois, un programme ne se justifie que rétrospectivement. On reconnaît très vite si l’interprète est capable de développer sa note personnelle, c’est-à-dire s’il veut sérieusement interpeller son public – ou suivre les chemins battus. » (Alfred Brendel, Musique côté cour, côté jardin)

 

Lorène de Ratuld

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