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Lorène de Ratuld en récital – Clarté et émotion – Compte-rendu du concert du 16 Avril 2011 – Auditorium Ravel, Saint-Jean-de-Luz.

« Lorène de Ratuld est une pianiste très sensible, dotée d’une solide technique et d’une maîtrise poussée des pièces qu’elle choisit d’interpréter. Il faut pour jouer la Suite bergamasque de Claude Debussy, œuvre célèbre mais curieusement peu donnée en concert, une main de fer dans un gant de velours. L’artiste y parvient en faisant ressortir l’esprit propre à chacun de ses quatre mouvements. Elle offre ensuite une belle Sonate n°2 en sol mineur op 22 de Schumann, compositeur qui de toute évidence libère en elle une intense émotion. La pièce, d’une grande exigence technique et dont l’intérêt réside autant dans les détails cachés que dans la structure visible, est jouée avec feu, mais aussi grâce, mélancolie et recueillement dans l’Andantino.Mais c’est dans Franz Liszt que l’artiste donne à notre sens toute sa mesure d’interprète puissante et passionnée : Wiegenlied (Berceuse), Vallée d’Obermann, Widmung (transcription d’un lied de Schumann) sont de belle facture, équilibrée, lisible. Grâce à une conception claire de la ligne mélodique, l’auditeur se laisse guider avec plaisir. La prestation de Lorène de Ratuld culmine avec une convaincante Rhapsodie hongroise n°12. Sans se laisser aller aux excès virtuoses auxquels la pièce donne parfois lieu, l’interprète en propose une lecture sobre et émouvante.Lorène de Ratuld est une pianiste de talent, exigeante, voire perfectionniste. Son jeu alterne avec bonheur élans exaltés et tendres retenues. Après un prometteur début de carrière – on se souvient d’un beau CD Dutilleux-Beffa (Âme Son) -, elle mérite désormais plus grande notoriété. Espérons que le concert de Saint-Jean-de-Luz lui ouvrira de belles perspectives. » Rémi Huppert www.concertclassic.com

« Le toucher élastique et vigoureux en même temps, le sens de la phrase, la cohérence de l’exposé des idées, la dynamique expressive et parfaitement adaptée au caractère, l’utilisation précise de la pédale et surtout l’intensité avec laquelle la pianiste vit l’interprétation – sans en faire un spectacle visuel gratuit et cabotin, comme il arrive parfois – ont pu être remarqués et goûtés tout au long de partitions aussi difficiles qu’éloquentes : Pour le piano et la Suite bergamasque de Debussy et Pavane pour une infante défunte ou le célèbre triptyque Gaspard de la nuit de Ravel. Et puisqu’on a mentionné ce dernier, le fameux Scarbo a été approché d’une manière aussi spectaculaire que pertinente. » Ioan Amironoaie, 8 novembre 2010, article paru sur internet : https://monitorulneamt.ro/lorene-de-ratuld-recital-de-exceptie-la-piatra-neamt/

 DARMSTADT. In “Ondine”, the first part of Ravel’s Suite “Gaspard de la Nuit”, the audience experienced the French pianist Lorène de Ratuld at the height of her artistry. With intense concentration she swept through the jeux-d’eau-like cascading chords and moulded them together into a unique sound pattern. With icy coldness she projected the character of the gallows in “Le Gibet” so that the listener could see the character dangling there in his mind’s eye. The dynamic tension was gripping in this atmosphere of recurring monotony. In the finale entitled “Scarbo” the young pianist also performed an extraordinary feat. She combined virtuosity and eruptive dynamics without harshness. As icing on the cake she played Debussy’s “Claire de Lune” as an encore. » Manuel Stangorra 21.04.2008

« Lorène de Ratuld, qui travaille en orfèvre des sonorités rares, prouve une fois encore qu’elle est une des jeunes pianistes qui comptent, et qui montent. » Classica-Répertoire, février 2007

« La jeune pianiste nous offre une lecture très convaincante, un investissement constant au fil de ces trois mouvements. […] Une musique pour piano qui coule aussi aisément sous les doigts qu’à l’oreille, dont Lorène de Ratuld s’approprie le flux avec un naturel confondant. » Diapason, février 2006

« Lorène de Ratuld restitue avec élan et éclat cette partition contrastée, alternant motorisme jazzy et suspensions méditatives nimbées de mélancolie… » Libération, 3 février 2006

« Cette jeune pianiste française éblouit par son jeu raffiné et très expressif. » Classica-Répertoire, octobre 2004

« Lorène de Ratuld s’est attaquée avec talent au Lied de Robert Schumann « Widmung » dans la transcription pour piano de Franz Liszt. De même, elle a trouvé une manière convaincante d’aborder la Sonate en ut mineur n° 20 de Joseph Haydn. Avec finesse et virtuosité à la fois, elle laissa de côté tout transport romantique pour faire apparaître Carl Philipp Emmanuel Bach, modèle de Haydn, au premier plan. » Westdeutsche Allgemeine Zeitung, 30 juillet 2002

« Lorène de Ratuld imprimait à la Sonate de Dutilleux une poésie remarquable. C’est avant tout le caractère envoûtant de l’œuvre, les sortilèges cachés dans cette musique que l’interprète a voulu rendre. Pour autant, l’œuvre ne perdait rien de sa puissance hiératique grâce à une pensée architecturale toujours en alerte. Le Nocturne op. 55 n° 2 permettait à Lorène de Ratuld d’exprimer la noblesse de son style. » La Lettre du Musicien, 2ème quinzaine de juin 2002

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